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Il a marqué son époque, le Gamou et manque aux talibés : Al Amine – Coursier de l’Islam, protecteur de la tarikha

Al Amine coursier de l’Islam, protecteur des talibés

Il a traversé les âges pour ne pas dire les générations. Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, Khalife général des tidjanes est parti rejoindre le monde des élus dans la nuit du 22 septembre 2017. Incontestablement, il fait partie de ceux qui ont atteint les degrés les plus élevés des gnostiques. Elu de l’histoire, Al Amine le véridique, a été toute sa vie le coursier de l’Islam et le protecteur de la tarikha de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif.
Il a été sur tous les fronts. Social, politique, culturel, religieux et du raffermissement des liens séculaires et familiers des différentes tarikhas du Sénégal. Lui, c’est Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. Responsable au plus haut sommet, c’est très tôt et tout jeune que son illustre père, Serigne Babacar Sy, fit de lui un confident. D’ailleurs, c’est presque à 17 ans qu’il était devenu le plus proche collaborateur de celui qui avait défendu ceci : «Même si j’étais le fils de Malao le bûcheron, rien ne m’empêcherait de devenir Khalifa». Né en 1928, celui que le Sénégal a surnommé «junior» en référence à son homonyme Dabakh, allait vite devenir «Al amine» (la confiance).
En effet, à un moment où Serigne Moustapha Sy Djamil tout comme Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum étaient tous les deux à Dakar, c’est bien lui que son père choisit pour faire toutes les démarches de la famille de Tivaouane, de l’Islam et de la tarikha. Homme de parole qui n’a jamais froid aux yeux, courtois, généreux, perspicace, adorable, plein de vie, maître de la parole, Serigne Abdoul Aziz, sixième Khalife général des Tidianes a été arraché à notre affection en septembre 2017.
Mais, il faut le dire. Sa vie a été remplie par des œuvres intarissables. Coursier de l’Islam, il n’hésitait jamais à faire et poser les mêmes actes que Dabakh qui en a très vite fait son porte-parole. Professeur et docteur des bons comportements, cet enseignant n’était en réalité que le reflet, l’ombre, les pas et les doigts de son grand-père El Hadji Malick Sy. A ce propos, il faut le dire, à chaque fois que de besoin, il parlait à la jeunesse, l’éduquait. Il parlait aux politiques et éteignait beaucoup de foyers de tensions. L’enseignement n’en parlons pas. Donc, Al Amine a pleinement rempli sa mission de régulateur social, incarnant une institution de régulation sociale. Ayant succédé à l’homme des temps, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, il n’aura fait que six mois dans le plus beau des fauteuils terrestres : le Kilafa. Justement, il s’en est allé un mois de septembre comme son illustre homonyme de père, Mame Dabakh. Entre le 14 septembre 1997 et le 22 septembre 2017, des coursiers de l’Islam sont partis, des protecteurs de la tarikha tidjane, des bâtisseurs d’une Ummah unie et unifiée.  Et tous les deux se nommaient…Abdoul Aziz.
Par Abdoulaye Mbow (Journaliste-analyste politique)

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